Syndicat mixte d'Étude et de Travaux pour l'Aménagement du Durgeon et de ses Affluents

LE CONTRAT DE RIVIERE DU DURGEON

Restauration de la Colombine à Calmoutier

 

Après mise en concurrence des prestataires, la réalisation des travaux a été confiée à l'entreprise Nature et Techniques de Muttersholtz. La maîtrise d'oeuvre est assurée par Artélia Ville et Transport de Dijon.

Une pêche électrique de sauvetage a été réalisée par la Fédération de Pêche de la Haute-Saône le mardi 25 septembre. Les travaux ont commencé le mercredi 26 septembre 2012, et ont débuté par la mise en place d’un filtre permettant de récupérer les éléments fins qui seront libérés dans la rivière tout au long du chantier. Un second filtre a été placé en amont de la zone de travail afin de limiter la recolonisation par les poissons le temps des travaux.

Le barrage de l'ancien moulin du Chatelet a été démoli le 26 septembre 2012, laissant à nouveau la rivière s'écouler librement dans un lit surélargi.

 

                               

Figure 1 : Arasement du déversoir

 

Le bras d’amenée du moulin de la Ville a ensuite été obstrué puis partiellement comblé afin de concentrer les écoulements d’étiage dans le lit naturel de la Colombine. Dans ce dernier, les premiers seuils et épis ont été implantés afin de diversifier les écoulements dans le lit naturel de la Colombine au droit du moulin de la Ville.

 

        

Figure 2 : Bouchon à l’entrée du bras du moulin de la Ville, comblement partiel du bras

et diversification des écoulements du lit naturel de la Colombine

 

Du fait des intempéries, le niveau de la rivière a monté de plusieurs dizaines de centimètres du 9 au 12 octobre 2012, contraignant l’entreprise de travaux à se retirer du site. Toutefois, cette montée des eaux a permis à la rivière de commencer à s’ajuster (rééquilibrage des fonds en amont de l’ancien barrage).

La fin des intempéries a permis à la rivière de retrouver des niveaux d’eau suffisants pour reprendre les travaux le lundi 12 octobre 2012. Dès le mardi 13, une équipe supplémentaire est venue prêter main forte à l’équipe en place afin d’accélérer la réalisation des travaux.

L’ilot de Renouée du Japon a été décaissé le mardi 13 octobre. L’entreprise a ensuite déroulé un liner de forte épaisseur au dessus de la zone travaillée avant de reconstituer le talus par des boudins de coco consolidés en leur pied par des petits blocs d’enrochement et des boutures de saule. Ce travail a été poursuivi par l’implantation des banquettes afin de concentrer les écoulements d’étiage dans une section adaptée aux débits de la rivière. En parallèle, la seconde équipe a poursuivi la mise en place des éléments de diversification des écoulements sur le secteur amont.

 

           

Figure 3 : Tronçon n°4 – Décaissement des renouées et réaménagement du lit

 

Dans le cadre de ce programme d'aménagement, le Syndicat du Durgeon a bénéficié d'un accompagnement financier de l'Agence de l'Eau RM&C (50%), du Conseil régional de Franche-Comté (15%) et du Conseil général de Haute-Saône (15%).

 

Les gains écologiques de ces aménagements sont suivis sur une période de 6 ans, à raison d'une campagne de mesures tous les 2 ans. La première campagne s'est déroulée au cours de l'été 2013. Ces gains sont appréciés à travers l'évolution :

  • de la qualité physique et habitationnelle du site (capacités à abriter plus ou moins d'espèces animales et végétales en comparaison à ce que devrait abriter une rivière de première catégorie piscicole);
  •  des cycles thermiques estivaux (ce paramètre étant particulièrement limitant sur la Colombine avec des températures d'eau estivales dépassant les 27°C avant travaux);
  • de la qualité des peuplements en place (poissons et invertébrés aquatiques).

 

 

A l'issue de la première année de suivi, les éléments suivants peuvent être avancés.

L'impact des travaux ne pourra être apprécié définitivement qu'à la fin du suivi, après que les ajustements morphologiques possibles (apports et/ou tri granulométrique, creusement de "sous-berges" au niveau des banquettes, création de petites fosses, développement d'herbiers) soient intervenus.

On peut cependant relever un an après travaux :

  • qu'une amélioration sesnsible au niveau des cycles thermaux estivaux est intervenue, même si influencée par le réchauffement prenant place à l'amont de la commune. Elle se révèle toutefois insuffisante pour autoriser la restauration d'un peuplement à réelle dominance salmonicole. Le développement d'un ombrage conséquent au niveau de Calmoutier ne peut de ce fait qu'être souhaitable;
  • les qualités physique et habitationnelle marquent aussi une progression globalement mais restent assez en deçà de ce qu'elles pourraient être. De futurs ajustements morphologiques pourront prolonger cette amélioration;
  • la qualité habitationnelle est pour le moment inégale suivant les secteurs du tronçon réhabilité, ce qui est rattachable aux différences d'interventions. La partie amont ayant bénéficié de l'implantation d'épis et de seuils de fond est aujourd'hui la plus attractive mais ses possibilités d'évolution pourraient être limitées par l'aménagement lui même. La partie aval ayant bénéficié de la mise en place de banquettes végétalisées est pour le moment la moins attractive mais elle paraît susceptible d'évoluer plus facilement que la partie amont;
  • le peuplement de macro-invertébrés benthiques montre une qualité et une variété supérieures à ce qu'elles étaient avant travaux et les IBG 2013 (17/20) rejoignent les plus fortes notes obtenues sur l'ensemble du cours d'eau jusqu'à ce jour;
  • le peuplement pisciaire bénéficie également des travaux réalisés même si c'est de façon moins affirmée que le macro-benthos et si le bon état pisciaire n'est pas atteint.

 

Deux points méritent par ailleurs d'être mis en avant :

  • les phénomènes d'incision relevés sur la partie aval du secteur réhabilité nécessiteraient d'être suivis et le cas échéant contrôlés sans attendre la campagne n+3;
  • la désoxygénation enregistrée sur la station amont pourrait, si elle n'était pas temporaire et accicentelle, se révéler un facteur limitant de l'expression de l'impact des travaux sur le peuplement pisciaire.

 

Une nouvelle campagne de suivi s'est tenue les 21 et 22 septembre 2015 (inventaire piscisole, analyse d'eau et habitats aquatiques - le macrobentos a été reporté de quelques jours pour laisser passer les effets des récentes montées d'eau). Les suivis de la thermie de la Colombine menés par le SMETA du Durgeon sur 24 points de la Colombine, dont 4 à Calmoutier, seront intégrés à l'analyse. Les résultats de ce suivi seront disponibles dans les prochains mois.

 

 

Les origines du projet.

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